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01avril 2019

Actualités

 

Le bulot de la baie de Granville en vedette !

C’est une démarche collective et un produit de qualité qui ont été récompensés par l’Union européenne. L’IGP Bulot de la Baie de Granville a de beaux jours devant elle.

Le label européen "indication géographique protégée" (IGP) du bulot de la baie de Granville - dont le port devient ainsi première pêcherie de bulot certifiée MSC pêche durable et IGP au monde ! - est le fruit d’un long travail des pêcheurs granvillais et acteurs de la filière.

Cette consécration a été célébrée le 28 mars, sous la halle à marée, par la Région, l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO), Normandie Fraîcheur Mer et le Comité régional des pêches maritimes, en présence de nombreux élus. « Ce qui est intéressant dans cette démarche, c’est qu’elle est collective et volontaire, a souligné Marie Guittard, directrice de l’INAO. Ce sont les acteurs de la filière eux-mêmes qui ont fixé les critères, et des facteurs naturels et humains qui créent la spécificité du bulot de la baie de Granville. Ce n’est pas la fin d’une démarche de labellisation, mais le début d’une démarche gagnante ! »

 

Pêche responsable et garante de fraîcheur

Les pêcheurs de Granville se sont souciés de préserver la ressource dès les années 80 - une rareté pour l’époque. Remise à l’eau immédiate des spécimens de moins de 4,5 cm, contingentement des bateaux et réduction du tonnage annuel (passé de 12 000 à 6 000 T au début des années 2000), protection des géniteurs par fermeture de la pêche en janvier (période de reproduction)…, les mesures sont efficaces et durables.

La fraîcheur du bulot de la baie de Granville, pêché au casier (technique douce, non stressante pour l’animal et à faible impact environnemental), débarqué vivant et cuit sous 48 heures, est garantie. Ses saveurs aussi, grâce à une conjugaison d’éléments naturels unique : grandes marées, température de l’eau, fonds sableux, climat… Il ne reste plus qu’à en révéler toute la richesse par des recettes inventives, comme ce « maki de bulots sauce vierge et son coulis de piquillos » de Cyrille Doraphé (La Citadelle) ou le cromesqui à l’encre de seiche de Jonathan Datin, (L’Édulis).

Nous félicitons de nouveau l’ensemble des pêcheurs, Normandie Fraîcheur Mer et tous les acteurs qui ont contribué, de près ou de loin, à l’obtention de cette reconnaissance de la qualité et des savoir-faire locaux.

BRAVO À TOUS !

Retrouvez le reportage de TF1